L’Amour en Couple, c’est… Ou les Clefs du Bonheur Amoureux

Bonheur à 2

Ce nouvel article sur le Bonheur Amoureux traite de 3 points absolument essentiels selon moi pour qu’un couple fonctionne, et donc dure.

Ce que j’entends par un couple qui « dure » n’est évidemment pas juste un couple qui vit ensemble depuis de nombreuses années, mais un couple joyeux, serein et « vivant », c’est-à-dire au sein duquel les partenaires continuent de s’aimer intensément et de s’apporter mutuellement chaque jour.

Ces 3 « incontournables » d’un bonheur amoureux authentique et durable sont  :

  • la réciprocité des sentiments
  • l’autonomie affective de chacun
  • et la capacité de chacun à prendre la responsabilité de ses émotions

 

1) La réciprocité Réciprocité

« L’Amour en Couple, c’est Aimer & Etre Aimé,

C’est un Cadeau du Ciel, celui de la Réciprocité… »

Car Aimer et Etre Aimé en retour, c’est finalement 1 seule probabilité sur les 4 « possibles entre deux personnes qui se rencontrent et se découvrent (aucun de deux n’est amoureux, l’un aime mais n’est pas aimé de l’autre, l’un est aimé sans aimer l’autre, les deux s’aiment !). Aimer ne se décrète pas. Pas plus qu’être aimé.

Alors lorsque la réciprocité est présente, c’est une bénédiction, un cadeau rare comme un ticket de loto gagnant à apprécier et préserver comme un trésor.  Lorsque l’on a le privilège d’en faire l’expérience, il me semble qu’il y a de quoi ressentir une immense gratitude envers ce qui nous est donné de vivre. Il me semble aussi assez légitime de s’engager mutuellement à prendre soin de la relation, afin d’être à la hauteur de l’honneur que la vie nous fait en nous donnant cette chance tant enviée, à juste titre, par ceux à qui elle n’est pas offerte.

A l’inverse, trop de personnes s’aveuglent lorsque la réciprocité est absente, se contentant de leur propre amour pour l’autre, se persuadant qu’elles peuvent « aimer pour deux ». Il n’ y a pas d’excès d’amour, mais il y a parfois de l’amour à sens unique. On ne peut pas aimer trop, mais on peut ne pas aimer (ou être aimé(e)) assez, c’est-à-dire vraiment, c’est-à-dire avec un grand A.

Ne perdez pas de temps précieux à aimer ceux qui ne sont pas capables de vous aimer, ceux qui veulent vous changer (qui est un symptôme chronique du non-amour). Ils passent complètement à coté de vous. Tant pis pour eux. Passez votre chemin. Et ayez le courage de quitter celui ou celle que vous n’aimez pas à sa juste valeur, que vous « aimez bien » ou que vous « aimez beaucoup » et non que vous aimez point barre. Vous passez à côté de lui / d’elle. Tant pis pour vous. Soyez vrai et partez. Laissez lui une chance d’être aimé(e) comme il/elle le mérite.

Trop de personnes se mettent en couple sans amour partagé, parfois même sans amour tout court. Et parmi les mauvaises raisons les plus fréquentes, on trouve « pour ne pas être seul », « pour avoir des enfants », ou « pour faire comme tout le monde, se conformer »… Trois motivations qui n’ont strictement rien avoir avec le bonheur amoureux et sont une bombe à retardement (plus clairement, un divorce annoncé).

L’amour réciproque devrait être la condition sine qua non dans la décision de toute vie de couple, car il constitue le socle inestimable et indispensable, le point de départ pour le grand voyage de l’amour véritable. Mais pour avoir ce discernement, encore faut-il être autonome affectivement…

2) L’autonomie affectivedependance-affective

« L’amour en couple c’est l’inverse de la dépendance,

ce sont deux libertés qui se rencontrent, se croisent, se mélangent, s’éloignent et se retrouvent,

dans un mouvement dansé où le bonheur s’exprime autant dans le partage que dans la distance. »

Le bonheur à 2, c’est l’inverse de la dépendance, ce sont deux êtres autonomes qui s’unissent, et non deux manques affectifs cherchant à se combler mutuellement dans une quête d’un bonheur qui passerait par l’autre. Ce sont deux individus responsables de leur propre bonheur et choisissant de le partager ensemble pour en créer un plus grand, né de l’union de l’adulte qu’ils sont respectivement et non l’enfant dépendant,  né de l’union de leurs êtres profonds et non de leurs égos en détresse.

La rencontre des blessures génère la dépendance affective. Celle de deux personnes responsables de leur bien-être respectif crée une relation empreinte de liberté, de respect et de créativité, avec des zones de partage et des zones de non-partage, qui toutes deux enrichissent la relation.

Un couple n’est pas le fruit d’un clonage mais la mise en commun d’une multitude de différences intrinsèques qu’il serait dommageable, vain et stérile de tenter de gommer. Tout ne peut pas être vécu ensemble. Les idées, les goûts, les activités et les projets qui peuvent être partagés au sein du couple le sont pour la plus grande joie de chacun des partenaires et c’est ce qui donne du sens à la relation au-delà de sentiments que l’on se porte.dependance-affective-paradoxe-de-la-passion

Les idées, les goûts, les activités et les projets qui ne peuvent pas l’être ne le sont pas, mais sont néanmoins à vivre individuellement, dans le respect mutuel, seul ou avec d’autres. Chacun doit donc apprendre à faire les choses qui lui tiennent à coeur, mais dans lesquelles l’autre ne se retrouve pas, sans lui/elle.

Le bonheur amoureux n’est viable que si le bien-être de chacun ne dépend pas de l’amour, de l’adhésion totale, ni même de la présence de l’autre. Il n’est pérenne que si nous prenons garde de ne pas donner à l’autre la mission de nous rendre heureux. A cette condition seulement la relation devient un choix et non un besoin, une envie mutuelle d’être ensemble et non une codépendance, une source magique de bonheur additionnel dans notre vie et non notre raison de vivre.

L’amour dans le couple c’est donc avant tout savoir se prendre en charge et se rendre heureux soi indépendamment de notre partenaire, mais il s’avère souvent nécessaire d’entreprendre un travail sur soi-même pour acquérir ou développer cette compétence. Lorsque je fais pas/plus peser sur l’autre la responsabilité de mon bonheur, il est alors comme la cerise sur le gâteau, un plaisir supplémentaire précieux et chéri sans être vital, aussi inattendu que délicieux.

Si l’on ne veut pas gâcher ce délice, il est aussi fondamental que chacun assume à 100% la responsabilité de ses ressentis émotionnels issus des interactions au sein du couple au quotidien…

3) La responsabilité émotionnellegérer-ses-émotions-efficacement

« Mes joies comme mes peines ou mes colères ne sont pas dues à l’autre,

mais bien à mon propre état intérieur dont je suis le seul décideur,

si je ne me sens pas bien, j’agis sur moi au lieu de vouloir changer l’autre ou ses comportements »

Pour cela, il est nécessaire d’assumer la pleine responsabilité de ce que l’on ressent au lieu d’accuser l’autre de nous faire souffrir. Il est indispensable de chercher en nous des solutions à nos maux et non de s’évertuer à changer l’autre pour nous soulager. C’est quelque chose qui s’apprend en thérapie ou en life coaching, puis qui comme pour tout, demande un peu de pratique avant de devenir une aptitude bien maîtrisée, qui fait partie des compétences dites « interpersonnelles ».

Je dis souvent que « C’est celui qui a UN problème qui a LE problème » : Si quelque chose chez l’autre ne nous convient pas, il nous appartient de travailler sur nous pour parvenir à accepter, et même idéalement à aimer ;-), ce qui nous dérange chez lui/elle… Ou bien d’y renoncer ! L’autre est un package. Il est à prendre ou à laisser.

De plus, nous avons toujours les inconvénients de nos avantages et les avantages de nos inconvénients. Nous oublions souvent que ce que nous lui reprochons nous permet aussi de bénéficier d’aspects positifs en lien avec ce même trait de sa personnalité.  Et si nous regardions aussi ce que nous gagnons dans la balance ?

Nous n’avons de toute façon pas le pouvoir de changer fondamentalement notre partenaire. Seulement éventuellement de le faire plier (pendant une période qui est de plus la plupart du temps temporaire) à nos exigences. Libre à nous donc de choisir de l’aimer tel qu’il/elle est… ou, à nouveau, de passer notre chemin ! Mais attention, personne n’est parfait et vous trouverez toujours quelque chose à reprocher à l’autre. Il faudrait qu’il soit vous pour que vous n’ayez rien à redire.

Là encore, à moins de vous cloner, vous risquez de rester seul(e) longtemps si vous attendez de l’autre qu’il voit et fasse les choses comme vous. Et surtout, vous passerez à côté de l’expérience de l’amour véritable qui consiste justement à apprécier les différences, et non à chercher à les neutraliser. 

De plus, si vous y parveniez, vous finirez sans doute par vous ennuyer. Car ce qui vous a plu, intrigué(e), attiré(e), ce sont aussi ces différences avec vous que vous lui reprochez peut-être aujourd’hui. Nombre de personnes cherchent à changer leur partenaire, finissent par l’avoir à l’usure ou sous la menace, puis lui reproche d’être devenu(e)… ce qu’il/elle en a fait !

Sachez que les reproches sont le vitriol du couple. Ils créent une érosion sans égal des sentiments. Donc autant dire que c’est comme scier la branche sur laquelle vous êtes assis(e), puisque les sentiments réciproques sont la toute première condition de tout bonheur amoureux à long terme (Cf Point 1)… Hum, auriez-vous besoin de relire cet article ? 😉 Amour

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A très vite pour des exemples concrets illustrant ces 3 points cruciaux en vidéo, et la suite de cette série d’articles thématiques spéciale « Bonheur Amoureux ».

En attendant, faites-vous du bien, à vous et ensemble !

De tout coeur,

Carole Mélosi-Grosset.

 

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N’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article. Je vous répondrai avec bonheur ! / Please feel free to leave a comment below. I’ll be happy to answer back ! :-)Merci et à bientôt / Thanks and so long, Carole M-G.

 

  7 comments for “L’Amour en Couple, c’est… Ou les Clefs du Bonheur Amoureux

  1. 2 novembre 2015 at 8:14

    Merci pour ce très bel article ! Très inspirant.

    • Carole M-G
      5 novembre 2015 at 2:09

      Merci beaucoup à vous « Daisy », car votre commentaire m’a permis de découvrir votre blog que j’ai beaucoup apprécié aussi.
      N’hésitez pas à me contacter en privé via le formulaire de contact de mon blog ou par mail afin d’échanger davantage si le coeur vous en dit.
      Je vous ai fait parvenir le petit mail d’accueil The Happy Me ainsi qu’un cadeau de bienvenue… Enjoy, belle continuation à vous et au plaisir de vous lire à nouveau,
      Carole M-G.

  2. Marie-Edith
    2 novembre 2015 at 5:52

    Effectivement il faut relire l’article !!!

    • Carole M-G
      5 novembre 2015 at 2:56

      Merci Marie-Edith 😉
      Re-bonne lecture alors…
      Joyeusement,
      Carole M-G.

  3. Marie-Noël
    2 novembre 2015 at 10:06

    Merci pour cet article très juste et pertinent !

  4. 3 novembre 2015 at 10:26

    Bonjour Carole! Merci pour ce bel article qui décrit bien la vie et l’amour à deux. Je me souviens particulièrement de ces deux cercles qui se rencontrent, se croisent sans se superposer que nous avions analysé ensemble… Cette représentation du couple (et de toute relation avec autrui finalement) me vient régulièrement à l’esprit. Chaque jour ou presque, j’y pense et vérifie où je me trouve dans mon cercle. Quand je fais une activité (escalade, marche, vélo) avec mon chéri, je suis dans la partie commune aux deux cercles, de même lorsque je pense fort à lui quand il est loin. Mais quand je vis pour moi totalement, et par moi-même, quand je fais de l’EFT, du yoga, de la méditation, quand je lis, quand je rencontre mes amis, donne des cours de yoga, distribue mes flyers, je suis dans la partie de mon cercle qui ne se mélange pas à l’autre cercle… 🙂 Parfois, la frontière est ténue et j’ai une tendance à fusionner, donc je préfère vérifier où j’en suis… 🙂 J’ai réalisé quelque chose il y a quelques années (depuis que j’ai rencontré un homme que j’aime et qui m’aime, grâce au travail que j’ai réalisé avec vous): même si on vit en couple, même si on aime quelqu’un, on est seul(e). Pourquoi? Parce que vivre, c’est être avec soi-même, exister par soi-même et pour soi-même. Si on apprécie de vivre avec soi-même, on appréciera certainement de vivre aussi avec l’Autre. 🙂 Belle journée!

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