La route de la Joie…


Happiness
Savez-vous qu’il existe plusieurs façons de ressentir de la joie ?

La sagesse indienne en distingue quatre différentes : Sukha, Santosha, Mudita et Ananda.

Ces 4 formes de joie, telles les étapes d’un parcours qu’il nous est donné d’arpenter au fil de notre vie humaine, nous permettent d’expérimenter différents ressentis et états intérieurs, allant de la joie la plus éphémère, à la joie plus profondément ancrée dans l’Etre.

Joie_Vice-VersaSUKHA, tout d’abord, est la forme de joie la plus connue car la plus accessible. Elle est « contextuelle », c’est-à-dire qu’elle est directement liée à ce qui survient, à ce qui nous arrive concrètement. Sukha (qui signifie « confort ») vient en nous lorsque les événements extérieurs nous apparaissent comme favorables, de la même manière que la tristesse, la colère ou la peur peuvent survenir lorsque ces événements nous semblent à l’inverse défavorables. Sukha est par conséquent la joie des « bonnes nouvelles » : on reçoit un message d’amitié, notre candidature est acceptée, notre amoureux(se) a une délicate attention à notre égard, on touche une somme d’argent, on part en vacances, etc… On est content, sur le coup, parce-que notre besoin du moment est satisfait. La joie ressentie est superficielle et éphémère, car dépendante de l’extérieur. Si les circonstances changent la donne et ne nous plaisent plus, patatra, vlà la joie qui s’en va ! Et comme tout change tout le temps, Sukha est fragile et peut disparaître aussi vite qu’elle est apparue. Le ressenti de joie qu’elle apporte est certes très agréable, mais aussi inconstant que la météo ! Very impredictable 😉 Le film d’animation « Vice Versa » en est une parfaite illustration…

ContentmentSANTOSHA, est une forme moins fluctuante, parce-que plus ancrée de la joie. On pourrait la traduire par « contentement », ou joie profonde. La cultiver au quotidien permet de cesser d’être constamment émotionnellement « ballotté(e) » par nos réactions (satisfaction ou frustration) aux événements de la vie. Accéder à Santosha permet l’acceptation de « ce qui Est », sésame vers la paix intérieure. Cela requiert d’avoir développé suffisamment de recul et de sagesse pour parvenir à lâcher avec le meilleur ami de l’égo : le mental, – avec ses incessantes tergiversations dualistes (bien / pas bien), et son cortège d’exigences, d’angoisses, de comparaisons, de regrets et autres remords. Cet accueil inconditionnel des choses telles qu’elles sont a aussi pour conséquence salutaire directe de nous stopper net dans notre course sans fin au « toujours plus » : + de possessions, + d’argent, + de notoriété, etc… Santosha nous permet de cesser de voir notre vie comme une lutte permanente et nous ramène à l’essentiel, en nous apprenant à nous réjouir de ce qui est déjà à notre disposition. Pratiquer Santosha nous amène progressivement à renoncer à courir après les stigmates de la « réussite sociale », qui ne fait que nous maintenir dans une insatisfaction chronique et une grande détresse intérieure car, trop occupés à chercher de la reconnaissance en s’efforçant de développer notre notoriété, notre pouvoir et/ou notre compte en banque, nous n’avons alors plus le temps de prendre soin de nous et de nos relations. Pierre Rabhi fait sans doute partie des personnes incarnant le mieux la pratique de Santosha à notre époque, au travers de sa philosophie de « sobriété heureuse ».

Si les 2 formes de joie décrites ci-dessus étaient plutôt « psychologiques » (le fruit de nos perceptions et modes de pensées), les 2 suivantes sont davantage d’ordre spirituel.
Spirituelle

MUDITA s’apparente à une joie en tant qu’expression de l’âme. Elle émerge de très profond en nous donnant accès à une capacité d’émerveillement intense et authentique en tout lieu et à tout instant. Elle nous permet d’avoir une conscience accrue de la beauté de toute chose, même la plus inattendue. Mudita nous amène à savourer chaque jour comme si c’était le dernier, à vivre chaque moment avec une présence enthousiaste et absolue à soi, à l’autre et à ce qui nous entoure. Contacter ce ressenti venant du coeur de soi demande un esprit calme et serein, et nécessite de ce fait au préalable pour la plupart d’entre nous un cheminement personnel pour se déconditionner de nos vies d’adultes souvent robotisées et nous reconnecter à la nature. Le petit enfant qui peut passer une demie-heure à s’extasier devant un coquelicot nous rappelle que ce messager de l’âme qu’est Mudita nous accompagne depuis toujours et que cette capacité à voir la beauté du monde et de la vie réside dans le coeur de chacun de nous. Nous pouvons, à tout âge, décider de (re)commencer à nourrir cette forme spirituelle de joie. Le yoga, la méditation, ou plus simplement la marche, les moments de calme et d’oisiveté, la contemplation ouvrent le champs et offrent des chemins privilégiés vers Mudita. Le mot le plus proche du ressenti amené par cette joie de l’âme est sans doute la gratitude. Gratitude pour ce qui est tout autour. Gratitude d’être, juste là où nous sommes, peu importe où. Gratitude de vivre, de respirer, de ressentir, de sentir, de voir, d’entendre, de goûter, de toucher.

ExtaseANANDA, enfin, est la forme la plus extatique de la joie. Ananda signifie « béatitude », qui est synonyme d’euphorie, d’extase. Cela désigne un état où l’individu se ressent comme « transporté hors de lui-même » caractérisé par un ravissement, une jouissance ou un bonheur extrême. Cette joie quasi mystique nous relie au Grand Tout. Lorsque que nous la contactons, nous savons que « nous ne faisons qu’Un » et que la séparation est une illusion de notre monde matériel uniquement basé sur le visible. De cette expérience de l’unité résulte un sentiment de force et de puissance pacifique car nous sommes alors pleinement conscients de la grandeur de l’Etre et de la Vie. Nous sommes reliés à notre part « divine », à notre dimension ultime, à la quintessence de notre être dans sa dimension éternelle. Ananda permet de faire naître et grandir beaucoup de compassion à l’intérieur de soi pour les humains, tout comme pour les animaux, et la Nature, puisque nous savons que nous sommes tous, ensemble, les microcosmes d’un même macrocosme. Ananda est la forme la plus intérieure et la plus intense de la joie. Chacun à sa manière singulière, les maîtres spirituels et grands Hommes de tous les temps nous ont guidé et nous guident vers son expérience. Et si l’on y prête attention, on peut remarquer qu’ils ont tous en commun le fait de porter, sur leur visage ouvert, paisible et rieur, une infinie douceur, réconfortante et lumineuse.amma Eckhart-Tolle JaneGoodallTNH26286924mere-teresa-jpgMR

 

 

 

 

 

 

 

Serait-ce le signepierre_rabhi

d’Ananda ?

Joyeusement,

Carole M-G.

CAROLE MELOSI-GROSSET
Happy Life Designer

Coach de Vie / Thérapeute de Couple
Auteur, Conférencière, Formatrice

Bonheur Personnel & Amoureux, 

Guidance Parentale & Familles Recomposées

Communication, Gestion du Stress & des Emotions

The Happy Me

Pour être Vous… Juste en plus heureux !

Retrouvez-moi aussi sur Facebook ! même si vous n’êtes pas un(e) geek(ette), car ma page est en libre accès.

Vous y trouverez de quoi développer votre aptitude à savourer la Vie et cultiver votre bonne humeur au quotidien, pourrez y suivre l’actu du Cabinet, et profiter de « bons plans » concernant les conférences, sorties de livres, stages, etc… à Paris et autour de notre jolie planète :www.facebook.com/CabinetEnmouvementS

Et rejoignez la communauté des fans de The Happy Me en likant la fanpage du blog ! <3 Merci pour votre soutien et à tout de suite…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *