Comment transformer une contrainte en opportunité ?***

fullsizerender_1La semaine dernière, j’ai suivi les cours matinaux que le studio de yoga Paris Shala organise l’été sur l’incroyable toit-terrasse de la Maison Blanche, offrant ainsi aux yogis parisiens une vue somptueuse sur notre fascinante capitale. Des instant précieux…

Chaque matin, mon programme était bien maîtrisé : me rendre en voiture jusqu’à ce lieu enchanté, puis, narguer gentiment Mademoiselle Eiffel, – éternellement digne dans sa posture de la montagne -,en adoptant des poses défiant mon corps et mon mental, pour mon bien le plus élevé… Ah le yoga ! Quelle merveille !!! Bref, le bonheur, ni plus, ni moins. Et on s’habitue à tout, même au meilleur 🙂

Et puis v’là qu’un beau matin La Vie, d’humeur farceuse, me challenge un peu….

Tout avait pourtant commencé comme d’hab : je m’étais réveillée de bonne humeur ;-), préparée un délicieux thé Chai (mon péché mignon) ramené du Tamil Nadu et recouchée le temps de le boire, avais médité 20 mn à mon autel face à la Seine, m’étais régalée d’un smoothie maison grâce à mon super blender de compétition, avais enfilé ma tenue de yoga, et enfin, enfourché mon auto que j’adore pour rejoindre ma cachette perchée…

Sauf, qu’à mon arrivée…. A peine je coupe le contact que je sens une différence de sensation entre mon pied droit et mon pied gauche. Je regarde : l’une de mes tongs m’a lâchée ! et me voilà avec une seule chaussure opérationnelle en plein quartier pas franchement délirant d’excentricité (8ème).

fullsizerender-17Je prononce un « WTF ? », immédiatement suivi de « Quelle chance j’ai eu que cela ne me soit pas arrivé pendant que je conduisais !!! » Merci La Vie <3. Mais assez rapidement, je me dis aussi « So now what ? », en d’autres termes : « Et maintenant je fais comment au juste ??? »

Ne voulant pas rater mon RDV galant (avec le yoga :)), j’ôte l’autre tong, prend une grande inspiration en sortant de la voiture, accroche un grand sourire à mes pommettes et commence à marcher Avenue Georges V (lol), pieds nus. Je me fais la remarque que J’ai quand même pris soin de conserver mes 2 tongs à la main… sans doute inconsciemment comme pour dire que « J’ai des chaussures et que j’ai eu un petit souci avec elles :-(« 

Le dialogue intérieur va bon train : « P—– (bip), çà craint !. Je pourrais croiser des gens que je connais… Le ou la DRH d’une des entreprises avec lesquelles je travaille, un(e) patient(e)… Franchement, çà serait assez inconfortable quand même. »

Pour me rassurer sur le fait que je n’aurai pas à faire pareil au retour, je me dis qu’après le cours, j’irai m’acheter d’autres tongs dans le quartier vite fait bien fait et que ce sera réglé. Mon mental s’apaise et me lâche les baskets, ou plutôt la tong qui me reste.

C’est l’heure de pointe des salariés parisiens et je croise un tas de jeunes (ou pas) cadres (ou pas) dynamiques (ou pas) qui me regardent, pour certains avec perplexité, pour d’autres avec amusement, pour d’autres encore avec une indifférence teintée d’une exaspération légère mais perceptible malgré mon visage souriant. Je vois bien qu’ils ne savent pas trop quelle étiquette me coller : Est-ce une Hippie chic new age ? Une Future mariée en train d’accomplir un gage pour son enterrement de jeune fille ? Une Folle dingo échappée de l’asile ? Une Artiste en pleine expérimentation urbaine ? Une Clodo ? Le différent intrigue voire fait peur, l’inconnu nous prend de court et souvent nous dérange. On est marrants, nous les humains. Et c’est ainsi que doucement mais sûrement, c’est devenu intéressant pour moi…

fullsizerender_4Marcher de ma voiture à la Maison Blanche sans chaussures ! Cà c’est fait. Check. J’analyserai plus tard.

Je monte sur les toits de Paris et le cours ne tarde pas à démarrer sous un soleil éclatant. Tout se passe merveilleusement bien. I’m feeling fabulous, finalement un peu encanaillée par cette drôle de situation à gérer de bon matin. Mes mouvements sont fluides comme jamais, vécu intense de « pure flow » et de connexion tête-coeur-corps. J’immortalise ma joie grâce au génie de Steve Jobs puis m’apprête à repartir à pied avec mes tongs à la main.

En redescendant sur terre, je me rends compte que trouver un magasin qui vende des tongs Avenue Montaigne est assez irréaliste est que je vais devoir tout bonnement faire le chemin retour vers ma voiture pieds nus à nouveau.

Mais cette fois, ce n’est pas la honte. Non ce n’est pas çà qui monte en moi. C’est la jubilation, et je m’entends dire « trop bien ! »

Je jette mes tongs à la poubelle et je décide solennellement avec moi-même, et sans me faire aucunement violence, d’en faire une occasion :

  • fullsizerender_3d’APPRENDRE, en tirant des enseignements de cette nouvelle expérience, pour grandir en connaissance et compréhension de soi & des autres, et dans ma capacité à aimer chaque jour inconditionnellement avec ce qu’il a en réserve pour moi, hors jugements « good » or « bad »

&

  • de ME LIBERER des carcans sociaux, pour pouvoir toujours + vivre à MA façon, toute singulière, en tant qu’être unique

Le tout en n’oubliant surtout pas l’essentiel :

  • M’AMUSER en route ! emoticone

(3 de mes grands buts dans la vie en fait, soit le dit en passant !)

Bref, je choisis de m’élancer en mode « no shoes » (with an open heart) à travers les rues les plus chics de la ville. Après tout, j’ai fait que çà croiser des hommes et des femmes sans chaussures en Inde cet été. Preuve que c’est pas si fou que çà. « Allez go, et puis le ridicule ne tue pas, et ce qui ne me tue pas me rend plus forte, donc top ! »

Cette fois je vais pouvoir marcher, un petit pied offert devant l’autre, avec non seulement zéro gène, mais surtout le bonheur d’être tranquille et  fière de moi, même avec ma différence du moment, avec LE BONHEUR D’ASSUMER qui je suis, tout simplement, sans honte ni gloire, juste un amour inconditionnel sain qui me permet de faire face à ces circonstances, pas graves mais tout à fait atypiques.

Je constate le changement dès mes premiers pas nus. Car ce coup-ci, absolument personne ne semble plus remarquer ce petit détail que tout le monde voyait un cours de yoga plus tôt. Pourtant ce n’est même plus l’heure de pointe et ceux qui déambulent près de moi sont bien moins pressés à présent et peuvent prendre tout leur temps pour voir mon drôle de look.

Le monde extérieur est décidément le miroir de ce qui se passe à l’intérieur de soi.

Je suis du genre dernière minute, alors bien sûr, ma réserve d’essence est presque vide… J’avais prévu de m’arrêter à la station sur le chemin du retour. Quel timing ! J’ai la possibilité de rentrer direct chez moi sans passer par la case station service, mais je ne crois pas au hasard, alors je me dis que c’est sans doute fait exprès pour me permettre de prolonger mon expérimentation. Pour cette raison, et je l’avoue aussi parce-que je suis joueuse, je décide de pousser un peu le bouchon et d’aller prendre de l’essence quand même.

Je sors nonchalamment de mon véhicule, l’air de rien, et j’effectue les actions au demeurant anodines de récupérer le tuyau de la pompe adéquate, me servir en carburant, puis d’aller payer à la caisse située dans la boutique de la station. Etrangement, j’effectue tout cela quasi comme si je flottais au-dessus du sol. Je me sens un peu en lévitation et retrouve cet état de flow du matin. Personne ne remarque rien et je comprends que lorsqu’on assume – (et cela va sans dire mais çà va mieux en le disant, que l’on ne faire rien d’objectivement nuisible pour autrui),- TOUT passe. A l’inverse, si nous n’assumons pas quelque chose, les autres nous renverront illico en miroir le reflet de notre malaise.

Les principales prisons dans lesquelles nous sommes enfermés sont psychologiques, ce sont celles de notre esprit castré et conditionné dès notre plus jeune âge. Or la liberté, c’est trop bon pour s’en priver lorsqu’il n’y a pas lieu de le faire autrement qu’en raison des limitations que nous nous imposons tout seuls. J’ai l’intime conviction que nous sommes infiniment plus libres que nous le croyons en général. Et nous le sommes encore davantage, lorsque nous parvenons à nous hisser au-dessus de nos jugements sur nous-mêmes, jugements qui créent notre peur des autres et du « qu’en dira-t-on ? »…

Waouh ! Quelle leçon encore ce matin ! Vraiment, merci La Vie <3

Et maintenant, à vous de jouer au sens propre et figuré, et don’t forget :

« LEARN, FREE YOURSELF & ENJOY THE RIDE »

(Apprends, Libère-Toi et Profiiiiiiiiiite !)

De tout coeur,

Carole M-G.

fullsizerender-18***P.S :

Cet article s’appelle « Comment transformer une contrainte en opportunité ? », j’aurais aussi pu l’intituler :

« Comment transformer la biscornue Posture du Pigeon en opportunité d’admirer la Capitale ? (cf 1ère photo de l’article)

Ou encore « Comment faire de la Posture du Pont une chance de voir Paris à l’envers tout en bronzant ? (la preuve ci-contre où je suis au premier plan au centre en noir : vous voyez le beau rayon qui me réchauffe le nombril de bon matin ?)

SoleilLe monde appartient décidément à ceux qui se lèvent de BONHEUR 😉

 

 

 

fullsizerender_2bisCAROLE MELOSI-GROSSET 

Happy Life Designer

Creative Living / Healthy Mind-Body Life Coach

Thérapeute de Couple & Coach de Vie Adultes                                                     Formatrice, Auteur, Conférencière, Bloggeuse                                                                   Créatrice d’Events & Voyages Bien-Etre Beaux & Funs

Bonheur Personnel & Amoureux, Guidance Parentale & Familles Recomposées     Communication, Gestion du Stress & des Emotions

The Happy Me, the Art of Creative Living

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